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Lundi 24 juillet 2006

Le principe d'un Service d'Echange Local (ou Système d'Echange Local) est d'échanger des services, des objets et des savoirs, sans utiliser d'argent. Chômage, baisse du pouvoir d'achat, croissance de la misère, manque de ressources etc., autant de maux auxquels le néo-libéralisme ne cherche à apporter qu'un remède: la croissance. Et si une personne sans ressources financières (mais pas forcément), pourvue  d'un savoir faire en électricité (par exemple), échangeait deux heures de travaux électriques contre deux heures de couture, de cours de français ou d'espagnol, de cuisine ou bien d'autres choses encore ? L'unité est bien souvent le temps, rare critère objectif. 1 heure = 60 unités d'échange.



"On y échange du miel, un coup de main pour réparer le vélo, l’arrosage des plantes pendant les vacances, le défrichage d’un morceau de terrain, une leçon d’espagnol,… Un SEL peut être urbain ou rural, déclaré en association 1901 ou non, copino-libertaire ou très structuré. Il peut s’étendre à un quartier, une vallée, un massif montagneux … La comptabilité, qui évite les abus et garantit la confiance, y est parfois centralisée et contrôlée, ou au contraire certains SELs préfèrent déléguer cette charge à chaque membre. Le plus souvent, chaque adhérent inscrit le volume et la nature de ses échanges à l’aide d’une « feuille d’échange » qui lui permet de savoir où il en est . Pour cela, les SELs utilisent une unité d’échange : le pavé à Paris, la vague à Montpellier … Une heure de service rendu vaut souvent 60 unités d’échanges. Un SEL préfère comme unité la valeur d’un « œuf bio de ferme», et d’autres encore la demie heure de service"(1).



Les SEL existent en France depuis 1994. Ce système d'échange peut convenir aux individus comme aux entreprises et présente une économie alternative à prendre en considération. Le SEL ne s'adresse pas uniquement aux acteurs les plus démunis. C'est un système de troc multilatéral qui renforce les liens sociaux à l'intérieur d'un village, d'un quartier, d'une ville. C'est une source de sociabilités et de (re)valorisation des savoirs et des savoirs-faire, et il permet par le même temps une meilleure mixité sociale.
Ce système est déja courant dans bien des villages et dans bien des quartiers. Les échanges se font le plus souvent par le biais d'une association qui alimente une base de données : chaque acteur qui propose un bien ou un service jouit d'un crédit d'unités, il consulte ensuite la base de données et voit ce qui l'intéresse, ce qui est disponible selon son crédit, et ainsi de suite.

La croissance serait le seul remède à administrer à une société qui va mal ?


(1) D'Echanges et d'Ecovillages, Réseau Français des Ecovillages

A lire ou à consulter pour en savoir plus sur les SEL:
"
Les S.E.L. : quelques éléments d'histoire et de sociologie"
SEL'idaire : Pour changer, échangeons !

 

 

Par Vio - Publié dans : Vie associative ; politiques sociales
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